mardi 29 août 2017

Extension Esplanade LLN : non-approbation du projet actuel et appel à des suggestions positives

795 vues au 1er septembre 2017. 10h
7 commentaires

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Cet article de blog est publié à titre personnel, comme éditeur de blog recueillant depuis des années des opinions diverses, et pas en tant que président de l’Association des Habitants jusqu’en mars 2018. Il me semble que ce qui a déjà été publié dans cette série d’articles LLN et Esplanade, souvent dans un anonymat ou un pseudonymat demandé par les auteurs, a été considéré comme « équilibré ». Cet article voudrait susciter des réactions rationnelles et « équilibrées » en sortant de l’agressivité interpersonnelle que le dilemme Oui/Non a parfois engendrée.


Depuis la « consultation » du 11 juin, de nombreuses réactions circulent dans Louvain-la-Neuve. 
Il est évident que le projet Klépierre tel qu’il a été formulé à la fin de l’année 2016 apparait difficilement acceptable. Et certainement le promoteur devra-t-il proposer des modifications plus lourdes que celles qu’il avait prévues il y a quelques semaines.
Ne revenons pas ici sur le résultat : sur le territoire de la commune d’OLLN un nombre impressionnant de personnes ne se sont pas déclarées favorables au projet 2016 (on ne leur a pas demandé si elles étaient « défavorables »). Bien sûr il y a eu 80% d’abstentions et on n’a pas consulté tout le public réel, celui des usagers des commerces et services de Louvain-la-Neuve et qui dépasse très largement le territoire communal. 
Pour le moment partons des votants. Certains des votants qui ont choisi « non » parce que L’esplanade c’était « monstrueux, géant, titanesque » …, ou préfèrent un terrain-vague parce qu’ils logent très près, ou pour d’autres motifs moraux ou techniques, ne changeront pas d’avis. Par contre ceux qui ont choisi « oui » pourraient rejoindre un projet davantage labellisé LLN.
Le nombreux contingent qui aurait préféré « non mais, sauf si » ou « oui mais, à condition que » voudraient profiter du choc, du « signal » selon le bourgmestre, pour imposer des contraintes à Klépierre. En estimant que si cette société veut vraiment s’adapter à LLN elle doit tenir compte de demandes locales (pas seulement la ville mais aussi ses habitués) spécifiques, différentes de celles qu’elle rencontre dans d’autres implantations.
On voudrait recueillir ici des demandes à Klépierre pour l’extension prévue. On est maintenant au-delà de la problématique Oui/Non. Dans l’hypothèse où se rédige une nouvelle version de l’extension, il est important de relayer les demandes.
Un nombre important de gens de LLN n’ont pas voulu voter, car ils refusaient de s’inscrire dans le piège du Oui/Non. Mais cela ne les empêchera pas d’exprimer ici des souhaits fermes. 

On a essayé de les rassembler en 8 points mais il est évidemment possible d’en ajouter. On a recueilli ici plusieurs types de demandes, souvent déjà exprimées en octobre 2016, mais qui ont parfois évolué avec les changements récents sur la dalle.

|1| Des Halles
C’est la demande la plus souvent exprimée. Un espace avec une variété d’articles au cours de l’année. Il y a un an on parlait beaucoup du bio mais depuis que la guerre du bio s‘est intensifiée avec les chaines de magasins bio (bientôt au carrefour de Corbais ?!), on craint plutôt que de nouveaux lieux de vente ne fassent concurrence aux petits modes de commercialisation.
Halles pour quoi : commerces temporaires, un espace assez souple pour présenter des innovations … ?
À ceux qui ont demandé des Halles, comment exprimeriez-vous votre requête aujourd’hui ?

|2| Porosité. Aller et venir dans LLN 
Porosité est le terme technique souvent utilisé pour exprimer un passage facilité entre toutes les rues, places à l'air libre et artères couvertes de LLN. On demande que contrairement aux consignes recommandées dans d’autres galeries, on ne fasse pas tout pour retenir les clients dans l’espace délimité mais qu’on contraire on l’incite à aller aussi ailleurs dans la ville.
C’est d’ailleurs l’intérêt financier de Klépierre qui a aussi dans son domaine néolouvaniste la rue Charlemagne et les cinémas. 
On souhaite qu’à l’intérieur de l’Esplanade il y ait des informations sur les autres activités même concurrentes dans LLN.
Depuis peu, de grands écrans interactifs ont été installés dans l’Esplanade pour indiquer les emplacements de magasins et services. Ne serait-ce pas une opération montrant une ouverture d’esprit que d’y indiquer des programmes de concerts, activités étudiantes, voire l’adresse de petits commerces originaux ?
La force de LLN est que tout le Centre-Ville fonctionne dans une assez grande synergie et complémentarité, synergie et complémentarité perçues par les visiteurs. Ils viennent « à Louvain-la-Neuve » pour y passer quelques heures : coiffeur, achat, terrasse, tour du Lac, visite à un cousin étudiant, UDA, ...
Ces derniers jours d’aout 2017, L’esplanade a été un des lieux d’animation du Kidzik. Des kots-à-projet y ont mené des activités. Dans des espaces à l’abri des intempéries et dont il est plus facile d’assurer la sécurité.
L’ensemble des commerces de LLN pourraient être associés à des projets urbains comme le développement de potagers au centre et dans les quartiers.

|3| Façade Est de LLN
Lors des campagnes « populaires » sur l’extension on a émis la crainte que la ville ne soit perçue comme Louvain-l’Esplanade. LLN n’a pas vraiment de porte ni au Nord ni au Sud. La porte Ouest est maintenant occupée par l’Agora Resort. Peut-on veiller à ce que l’entrée du côté autoroute et Nationale 4 introduise à l’ensemble de la ville ? En attendant peut-on organiser déjà un dépose-minute ?

|4| SNCB et TEC
Une des grandes fonctions interrégionales de LLN est sa plateforme intermodale voiture, bus, train, marche piétonne, vélos, ...
Dans ses prévisions d’aménagement de la gare peut-on veiller à ce que l’Esplanade n’apparaisse pas trop comme un passage obligé (bien que dans le monde beaucoup de gares et de stations de métro débouchent sur une galerie) ?

La distance entre la gare des TEC et celle de la SNCB est un grand problème.


|5| Parkings de LLN : mutualisation
Les reproches les plus constants que les visiteurs adressent à LLN c’est le prix des parkings. Sur le site internet de l’Esplanade c’est le défaut que dénoncent pas mal d’intervenants. Le weekend et le soir on voit des hectares de parkings vides, et inaccessibles à ceux qui n’ont pas la carte d’accès.
On sait que les parkings du centre-ville ont été repris par une société car ce n’était pas le rôle d’une université de s’occuper du désenfumage. L’Esplanade ne peut-elle pas mettre son poids dans la recherche d’une mutualisation de tous les parkings (Gespark, UCL, Ville, SNCB, promoteurs…) avec des tarifs gérés selon les utilisateurs et les minutes passées (pas des tranches d’une heure) ?
Du travail pour les avocats pour remettre les contrats sur le métier, pour le bien de tous.

|6| Traverse de l’Échange
Avant que la stratégie Oui/Non ne déborde le débat, la question de la Traversée de la vallée restait discutée. Si l’Esplanade réalise son extension, on craint que les passages entre rive droite et rive gauche de la Malaise ne soient difficiles. Comment faire avancer la chose ? Heures d’ouverture ?

|7| Une infrastructure ça dure bien 50 ans donc Klépierre doit démontrer que les changements d’affectation sont techniquement possibles.
On sait bien que l’achèvement de la dalle de LLN est une décision d’infrastructure sur un long terme. C’est pour au moins 50 ans. Klépierre ne sera plus là, il est de passage comme Wilhelm & Co l’a été. Qu’y aura-t-il dans 50 ans ? Des ateliers ? Un centre de santé ? Une faculté ? On demande donc que l’extension soit la plus convertible possible
Après tout, si on regarde cette infrastructure, ce sont des espaces, des volumes, soutenus par des colonnes, avec des cheminements, des accès… Et comme atouts essentiels : d’être au centre d’une ville et couvert
Avec la météo que l’on nous prédit on a intérêt à bénéficier pour l’avenir d’espaces couverts : à l’abri du trop chaud, du trop froid, de la pluie, du vent… Des lieux de vie et de rencontres abrités. Il faut donc que l’infrastructure se prête à des modifications d’utilisation dans les prochaines décennies. Pour être réalistes il faut penser que les fonctions actuelles seront dominantes pendant 10 ou 20 ans. 
Mais de nouvelles fonctions et services peuvent s’intercaler comme on le voit déjà.
Penser que l’Esplanade est avant tout une rue couverte, pas très différente de la rue Charlemagne.

|8| Choix des enseignes pas dangereuses, et pourquoi pas porteuses ?
On demande aussi que les nouvelles enseignes à venir ne soient pas mortellement dangereuses pour les commerces existants. En sachant que la concurrence est la règle de base du commerce.
Quelques commerçants déjà établis craignent que certains nouveaux ne diminuent leur chiffre d‘affaires. Jusqu’ici l’arrivée de la galerie commerciale aurait plutôt profité à presque tout le monde. Mais il faut apaiser les craintes pour l’avenir et que l’on puisse réagir à l’annonce de l’arrivée d’un gros concurrent.

Prenons de la hauteur. Au cours de l’histoire de Louvain-la-Neuve on s’est rendu compte que l’équilibre économique de la cité ne pouvait pas être lourdement à charge des pouvoirs publics et que le commerce régional était indispensable pour assurer le surcoût du logement, de la culture, de l’environnement... Le soutien à de petites initiatives venant du milieu a connu d’excellents résultats (la florissante coopérative CIACO) mais aussi des parcours difficiles comme celui de la CIDEC.

L’UCL s’est vue contrainte de recourir à des groupes financiers capables de réussir des constructions rentables mais en même temps des dépenses d’urbanisme.
Un des fragilités de LLN est que beaucoup de choses reposent sur quelques groupes : Wilhelm & Co, Klépierre, Eckelmans, John Martin, et bien sûr l’INESU de l’UCL.

Première conséquence : plusieurs bâtiments massifs en centre-ville. On peut dire qu’on savait qu’on construisait une ville et pas un village. On peut tout de même être gêné par l’aspect titanesque, géant, « pharaonique » (mais l’Égypte a des pyramides et des mastabas). La concentration voulue dans les centres-villes est parfois limite.

Deuxième conséquence, plus lourde : la sélection des commerces et services se fait sur base d’un duopole plus quelques outsiders. Klépierre (son prédécesseur et ses successeurs) et Inesu. L’extension de L'esplanade ne changerait pas qualitativement mais seulement quantitativement ce contrôle. Il est très difficile d’ouvrir à LLN un commerce qui n’ait pas l’assentiment d’un de ces deux acteurs.
Comme ailleurs dans le monde, on sait que les choix ne sont pas faits uniquement sur une base de rentabilité financière. Tout pouvoir est sensible à son image de marque.

Comment faire évoluer la situation ? Un courrier de Dominique Costermans de mars 2017 fait des propositions éthiques. Elle écrit :
LLN a besoin d'un certain niveau de chalandise (et d'une chalandise qui a du pouvoir d'achat) pour survivre en tant que petite ville. Sa population n'y suffira pas. Mais pas à n'importe quel prix éthique. Et plutôt que de renvoyer ces commerces en bordure de la Nationale 4, utilisons les leviers de pression éthique qui existent : " (...) conditionner l’accord sur une extension commerciale à une charte éthique (...) / mettre en place une commission (d'éthique)
(...) / y joindre des initiatives progressives qui favorisent le passage d’une économie linéaire (...) vers une économie circulaire (...) etc."
LLN qui est depuis trente ans et plus un incroyable (et très agaçant) laboratoire de démocratie participative : l'extension représente une incroyable opportunité de continuer à construire ensemble un projet commun. 


Comment mettre en place un groupe qui préparerait une charte éthique pouvant peser moralement mais efficacement sur les choix et les bases de fonctionnement de nouveaux commerces dans toute la ville ? Pas une liste noire bien sûr mais un outil permettant de progresser vers une économie innovante et plus éthique. Des firmes amélioreraient leur image de marque en entrant davantage en harmonie avec des projets de ville. Il faudra aussi rechercher la complémentarité avec la rénovation et la redynamisation du quartier historique Galilée-Wallons pour que l’ensemble de la ville apparaisse plus propre, plus accueillant.



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12 commentaires:

  1. Eh bien voici le texte le plus équilibré et le plus intelligent que j'aurai lu depuis le début de cette sombre affaire. Merci Paul.

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    1. Eh bien, si même toi tu penses qu'on peut dire "oui mais à condition que", c'est formidable ;-)

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    2. Eh oh, calme ! Je reste absolument partisan du non. Je salue juste un texte bien écrit et nuancé.

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  2. Article super complet ! Félicitations !

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  3. Bel article :le seul point négatif pour moi c'est le Prix du parking. Le résultat est là, je ne met quasi plus les pieds à LLN alors que les commerces qui y sont me plaisent

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  4. Voici mes commenaires à l'initiative de Paul :
    1. "Le nombreux contingent qui aurait préféré « non mais, sauf si » ou « oui mais, à condition que » voudraient profiter du choc, du « signal » selon le bourgmestre, pour imposer des contraintes à Klépierre. En estimant que si la société veut vraiment s’adapter à LLN elle doit tenir compte de demandes locales (la ville et ses habitués) spécifiques, différentes de celles qu’elle rencontre dans d’autres villes."

    Pour rappel : la première Esplanade a suscité autant de débats, autant de passion que le projet d'extension, si pas plus. Ces débats ont permis d’exiger de nombreuses modifications de Wilhem & Co, dont la principale est le déménagement des cinémas depuis l’Esplanade où ils étaient initialement prévu jusqu’à la Grand-Place où ils se trouvent actuellement. Ce déplacement, qui n’était pas du goût du promoteur, a servi la chalandise de la rue Charlemagne et par percolation, celle de tout l’Horeca de la Grand Rue et de la Grand Place. Preuve qu’un mouvement citoyen peut proposer des solutions win-win, et un promoteur, y adhérer (rien ne l’y contraignait légalement).
    Remarque : outre les demandes articulées à Louvain-la-Neuve (« s’adapter à LLN », « LLn est un village », « les valeurs du projet initial », « utopie », « petit commerce », etc.), il y a des demandes plus globales, dans les deux partis :
    - Celui des « non » : non au commerce international, aux grandes enseignes, au transport par avion et par route, à l’effet de serre, etc.
    - Celui des « oui » : oui à l’emploi mais surtout, oui à la prise en considération de LLN comme ville (dans sa diversité) et comme pôle régional (dans son attractivité et dans sa multifonctionnalité).

    2. Au sujet de la porosité - aller et venir
    Avis personnel : la porosité par l’information est importante mais avant tout par les aménagements des entrées et des sorties vers la ville, avec une signalétique performante.

    3. Parkings
    Avis personnel : il faut vraiment travailler à dégager une solution pour les employés dont le budget parking grève le déjà maigre revenu.

    4. Traverse de l'échange
    Pour rappel. Ceci faisait déjà l’objet des débats lors de la première Esplanade. On avait créé une commission ou un groupe de travail « déplacements », qui a pu peser de tout son poids en faveur de la traversée derrière le Delhaize, et qui a étudié tous les cheminements poussettes-chaises roulantes-vélo depuis les quartiers vers l’Esplanade et à l’intérieur de celle-ci. Dans la foulée, l’Université a aménagé une rampe derrière la Maison Belgacom (gare) qui n’existe plus aujourd’hui.




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  5. 5. Choix des enseignes
    Personnellement j’ai de gros doutes quant aux nuisances portées par l’Esplanade au petit commerce. Je ne crois pas du tout dans les résultats de cette enquête «menée par Altérez-vous auprès des commerçants de la dalle. Certains commerçants l’ont d’ailleurs dénoncée. On m’a rapporté (où on peut le constater nous-mêmes) que par ex. Le Cormoran est florissant (il était moribond lors de la reprise), que le Trusquin est descendu et ne se porte pas si mal, que Slumberland aurait augmenté son chiffre d’affaires de 30% depuis l’installation de l’Esplanade. Cœur Grenadine profite aussi de l’effet siphon des soldes ou des jours d’affluence. Et enfin, c’est toute l’animation urbaine qui bénéficie de la chalandise ; preuve en est la foule lors d’événements urbains comme le Prix Diagonale de la BD.

    6. A propos des bâtiments massifs. Il faut cesser de dire que Louvain-la-Neuve est un village et doit le rester… C'est une ville, c'est une ville dans un système métropolitain polycentrique; le nier, non seulement fait de ses habitants d'irréductibles gaulais mais risque aussi de nous faire louper toute opportunité de développement.

    7. La sélection des commerces. A ce sujet, j’ai eu vent d’une expérience scandinave de galerie commerçante alternative : bio, recyclage, durable etc. L’expérience semble viable commercialement et le concept s’exporte.
    https://www.consoglobe.com/retuna-aterbruksgalleria-galerie-commerciale-recyclage-suede-cg
    Et pourquoi pas une Esplanade Zéro carbone, voire à énergie positive ? Et si Klépierre devient le chantre des centres commerciaux intégrés et durables, vive le greenwashing.

    8. Vers une charte éthique ? Je crois qu’il faut dissocier cela du projet immobilier (Klépierre) et plutôt travailler avec Inesu ou avec un comité de consommateurs mais la question est à creuser…

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    1. Je souhaite réagir aux propos toujours aussi provocateurs de Madame Costermans, alors qu'il me semblait qu'on essayait de calmer le jeu... C'est bien dommage.
      J'apprécie néanmoins le texte de Paul qui est une bonne base pour discuter. En vrac :

      1 - Pour pouvoir proposer des aménagements conséquents au projet 2016 (car cela est nécessaire), il a fallu marquer le point d'arrêt qui a été obtenu. Nous nous en réjouissons!
      2 - La problématique parking est véritablement scandaleuse. Elle est une raison majeure qui limite le développement du commerce et des autres activités. Beaucoup de gens ne viennent pas à LLN à cause du parking, il suffit d'aller visiter le facebook de l'Esplanade pour le voir. Si la volonté est sincère par rapport au développement du commerce, il faut commencer par apporter une solution à ce problème avant de penser à une extension.
      3 - Correction pour Paul Thielen : Il ne s'agit pas d'un duopole commercial mais d'un tripole : il y a Home-Invest aussi et c'est bien heureux qu'ils soient là ! Ce n'est pas négligeable dans l'équilibre existant.
      4 - Comme je suis attaqué personnellement sur le sujet de la position des commerçants, je m'explique. Personne n'a contesté l'Esplanade actuelle, ce sont les effets collatéraux d'une extension qui ont été évoqués au travers d'un texte détaillé publié par l'association des commerçants La Dalle (il prend en compte une AG extraordinaire sur le sujet et un questionnaire en ligne auquel environ il y a eu 25 contributions de commerçants). Une vidéo a également été publié pour montrer qq visages autres que le mien qui tenaient le discours : https://www.youtube.com/watch?v=mby2Y_6lbsE
      J'y dis en conclusion : "pour se donner le temps de la réflexion et le bonifier et aller vers qq chose de plus favorable, il faut voter contre le projet 2016". Nous n'avons jamais dis que nous étions viscéralement opposés à n'importe quel projet.
      Je souligne aussi que nous avons rencontré Klépierre et qu'ils ont répondu à quelques craintes que nous avions exprimé dans notre texte. Mais le projet 2016 ne pouvait clairement pas répondre à la majorité des craintes. Enfin les critiques que nous avons eu émanent de commerçants qui sont proches de l'axe rue Charlemagne, cela parait donc normal. Une association sert avant tout à protéger les plus faibles et mes plus lésés.

      Notre association est active aux côtés de la ville dans l'organisation de Diagonale, je suis content que vous appréciez cet événement.

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    2. 5 - Comment se fait-il que des projets comme le projet de rénovation de la place des Wallons durent 10 ans si pas plus ? On vient d'apprendre que le projet ne sera pas encore réalisé dans le cadre de cette législature... L'état de délabrement du haut de la ville est une des causes majeures du mécontentement de certains commerçants.
      6 - Je pense qu'il y a moyen et qu'il est temps de trouver un terrain d'entente et commencer à travailler mais il faut arrêter les attaques assassines et gratuites. Cela ne sert plus à rien.
      7 - Pour répondre à Paul : Il y a une manière de faire en sorte que des commerces intéressants se développent :
      Donner la possibilité dans les locaux de l'INESU que des commerces paient progressivement leur loyer. Par exemple moins les 2-3 premières années (le temps de faire ses preuves : créer sa clientèle, éprouver un business modèle nouveau) et puis un peu plus au fur et à mesure.
      Autre approche vue en Bretagne cet été : créer des collectifs d'artistes par exemple 10 qui exposent leurs travaux dans un local dit artistique. Les différents artistes se relaient 1/2 jour semaine chacun pour tenir le magasin et le reste du temps travaillent à leur création. Ils se partagent les frais communs du local.
      Ces deux méthodes sont juridiquement complexes, mais il devrait y avoir moyen d'y arriver avec de la bonne volonté.
      8 - La charte éthique : Allez, encore des heures de travail et de l'encre qui va couler pour ne servir à rien. Quand le centre de décision est à des kms de là, qui sommes-nous pour aller imposer notre charte à ces groupes...

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  6. Merci Dominique pour tes observations. Comment avancer vers l'insertion de commerces et services plus éthiques, plus novateurs ? Expériences dans d'autres pays ?

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  7. A Patrick Ayoub.
    J'ai parlé de duopole pour les propriétaires de surfaces les plus évidents. J'aimerais bien connaitre la liste de ces propriétaires avec la superficie totale que chacun contrôle. Merci Patrick je n'avais pas cherché à trouver cette information.

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  8. Encore à Patrick. Le groupe de l'Association des Habitants qui travaille sur la redynamisation du quartier historique a fait une proposition comparable à celle des artistes mais en envisageant aussi d'autres professions autour du faire technologique (celui qui entre en périphérie du FabLab). Il me semble que cela rejoint aussi les propositions de Halles.

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